samedi 20 novembre 2010

Prolongations !




Bonjour les amis ! Déjà une semaine que je suis de retour et je lutte toujours contre le décalage horaire ! Dès 18 heures, je m'endors, et à 03 heures du mat, je suis en pleine forme.


J'ai rangé mes photos sur mon PC - il y en a 2187 - et les voir sur grand écran m'a donné un choc: la plupart sont réussies (pas toutes, j'en ai supprimé quelques-unes) et me font revenir en arrière; je me dis que tout a été trop vite, que le Japon est le genre de pays dont on retire ce qu'on n'attendait pas et l'inverse.


Prenons les spectacles, dont je suis d'habitude friande.


Pas de kabuki - théâtre populaire où le show est aussi dans la salle, on parle, on mange, on vit l'histoire -, parce que les horaires étaient tous en matinée; pas de bunkaru - marionnettes où le manipulateur est visible; pas de danses ou musiques de geishas - uniquement pour les groupes (ou un riche protecteur ?); mais j'ai pu assister à une démonstration de karakuri - poupées articulées, proches des marionnettes, et surtout à un spectacle que je pourrais intituler "nô-fusion" au musée Itchiku Kubota. Le étant une forme théâtrale épurée, aristocratique et codifiée à l'extrême, destinée aux shoguns et aux samouraïs. Les acteurs (tous masculins), revêtus de costumes somptueux et masqués, miment ou dansent sur des thèmes légendaires, accompagnés de quelques instruments. C'est très lent, très beau, et très abstrait comme je le faisais remarquer dans un précédent message. Amoureux d'action, allez au cinéma; amateurs de mélodrames, allez au kabuki.
Photos (trouvées sur le site du musée Kubota): la vedette (un homme, bien entendu), et le salut final des protagonistes.
Certains d'entre vous se souviennent peut-être d'Europalia Japon 1989? A l'époque j'ai assisté à un nô au théâtre Varia à Bruxelles, et j'avais été très impressionnée; de même par l'expo d'estampes à ...Charleroi. C'est là que j'ai découvert Utamaro, Hiroshige et Hokkusai. Souvenez-vous, les enfants, il y avait une grande reproduction d'Utamaro punaisée ...sur la porte du grenier !
Tout cela attendait son heure dans mon subconscient.

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