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Aujourd'hui, toujours à Tokyo, j'ai visité des lieux dits touristiques, si bien que j'ai parfois entendu parler français, et chaque fois, c'était pour entendre des bêtises, et je me suis bien gardée de me manifester.
Barthes explique que lorsqu'on se trouve dans un pays où l'on ne comprend pas la langue, on se laisse environner par une sorte de musique; non seulement on ne comprend pas le sens de ce qui se dit, mais on ne distingue pas non plus le niveau de langage, si ceux qui parlent autour de nous sont vulgaires, grossiers, ignorants, stupides, ou au contraire distingués, cultivés ou snobs - par exemple. Et l'on a tendance à juger le peuple qui parle une langue inconnue comme homogène - et sans doute sympathique -, sans individualités, ce qui bien sûr est une erreur.
Actuellement (une semaine à Tokyo), je maîtrise deux mots en japonais: hai (oui), et arigato (merci); avec ça sont tous très contents ! D'accord, je ne suis pas douée en langues, mais eux non plus... même les cols blancs ne parlent pas un bon anglais !
Photo: devinez ?
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