


Sur ce trône, un empereur sans pouvoir réel, mais d'ascendance divine. Voilà qui est dur à avaler pour nos esprits cartésiens. Les Japonais y croient-ils ? On dirait que oui, mais je ne peux me prononcer. Ils le respectent, s'inclinent devant le temple d'Ise, où sont enfermés les insignes impériaux. Rien à voir avec les midinettes occidentales qui lisent Gala ou Point de vue et rêvent à des princesses de contes de fée: ici il s'agit d'un vrai sentiment religieux. Encore une fois, le Japon nous prend au dépourvu.
Le souverain actuel, Akihito, est particulièrement digne et réservé; l'impératrice Michiko est d'une rare élégance raffinée. Aucune arrogance: ils sont fondus dans leur rôle.
On raconte que la princesse épouse du prince héritier s'ennuie, ou qu'elle est déprimée, dans l'atmosphère étouffante des palais. Rien n'est parfait.
L'avez-vous remarqué? Je n'ai visité aucun palais impérial, ni celui de Tokyo, ni celui de Kyoto. Pourquoi ? Parce que les visites se limitent à quelques bâtiments et surtout qu'elles sont soumises à une autorisation de l'agence impériale, qui règle tout ce qui concerne les palais. De même, pour la villa Katsura, à Kyoto, et pire encore, le temple des mousses à Kyoto, pour lequel il faut demander une autorisation plusieurs semaines à l'avance... De ce dernier Kawabata donne une telle description que j'avais très envie de m'y promener, mais bien entendu je n'en ai rien fait.
Photos: le palais de Tokyo vu du ciel; souvenez-vous, mon hôtel se situait à gauche du plan, j'avais vue sur les arbres; et puis l'entrée du palais de Kyoto, 51 ha de bois autour de quelques constructions ... Et pour finir, les fameuses mousses, qui font rêver les poètes et les philosophes.
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